Le Népal

Petit pays de 29 millions d’habitants, situé dans la chaîne de l’Himalaya, entre la Chine et l’Inde, le Népal fait aujourd’hui partie des pays les plus pauvres du monde. Le revenu moyen par habitant est estimé à 20 dollars par mois.


La population est composée d’une multitudes d’ethnies et de castes différentes. Les deux castes majoritairement représentées sont les Chhetri et les Brahmanes ; les autres groupes principaux sont constitués par les Newar, les Tamang, les Gurung, les Magar, les Tharu, les Sherpa, etc.


Bien que minuscule, le Népal offre une mosaïque de paysages aux contrastes saisissants : au sud, le Teraï, région voisine de l’Inde, au climat tropical ; au centre, le patrimoine impressionnant de la vallée de Katmandou ; au nord, l’Himalaya, avec les plus hauts massifs du monde, dont l’Annapurna et l’Everest (Sagarmatha en népalais), lequel constitue une frontière naturelle avec le Tibet.


L’économie du pays repose essentiellement sur l’agriculture qui emploie environ 80 % de la population. Les terres cultivables (20 % seulement de la superficie totale du Népal) se concentrent dans le Teraï ; la majorité des Népalais occupent d’ailleurs principalement cette région du sud (environ 50 % de la population) ou la vallée de Katmandou. On cultive du riz, du maïs, de la jute, du thé, du blé… Le secteur industriel traite plus particulièrement la canne à sucre, le riz et le bois.


Mais la constante augmentation de la population, en développant les besoins en riz et en bois (de construction et de chauffage), entraîne une déforestation massive. La pollution est inquiétante : pollution de l’air due à un trafic intense à Katmandou, pollution des sols liée aux briqueteries.


La mortalité infantile est très élevée, notamment à cause d’une eau souvent polluée, d’abord par les animaux qui, en raison du climat, paissent jusqu’en haute altitude, ensuite par les tanneries situées dans la Vallée de Katmandou.


Le tourisme, qui constitue une source importante de revenus pour le Népal, a été entravé par une guerre civile meurtrière qui a duré une dizaine d’années, aggravant la situation critique du pays. Après cette sombre et longue période de troubles, la monarchie a été abolie et la République démocratique fédérale du Népal a été proclamée le 28 mai 2008.


Heureusement, le Népal ne se résume pas à ce triste tableau. Son peuple, d’une grande civilité, s’enracine dans des cultures anciennes, riches et diversifiées que traduisent les arts, les fêtes religieuses (la fête des couleurs, la fête des lumières, le mariage des filles avec les fleurs ou le soleil, etc.), l’harmonie entre l’hindouisme majoritaire et le bouddhisme…


La multitude des pagodes et des temples hindous témoignent de la richesse culturelle et artistique des trois cités royales que furent Katmandou, Patan et Bhaktapur, et côtoient avec bonheur les monastères bouddhistes, les stupas et les drapeaux de prières (rappelons que Bouddha est né au Népal).


Certains aspects culturels spécifiques au Népal ont essaimé dans toute l’Asie : la pagode, par exemple, fut importée en Chine par un architecte népalais.

A l’image de la diversité de ses ethnies et de ses paysages, le Népal est une terre d’accueil riche en contrastes, aux traditions encore intactes, depuis les plaines fertiles du Teraï jusqu’aux fiers sommets de l’Himalaya, en passant par les joyaux architecturaux de la vallée de Katmandou.

 


Données statistiques


Capitale : Katmandou

Population : 29,51 millions (en 2008)

Superficie : 147 181 km2

Densité : 198 hab/km2

Frontières terrestres : 2 810 km

Principaux sommets : Everest (8 848 m) et Annapurna (8 091 m)

Espérance de vie à la naissance : 62 ans (en 2006)

Accroissement de la population : 2,2 % (en 2004)

Taux de mortalité (< 5 ans) : 76/1000 (en 2006)

Taux d’alphabétisation (adultes) : 49 % (en 2006)

Taux d’inscription (école primaire) : 74 % (en 2006)